About

Qui sommes nous ?

Cooplib est-il un énième site qui fait son beurre sur votre désir de changer le monde ? Non !

Alors… qui sommes nous, que voulons nous, que proposons nous ?
Pour être au plus près du réel, nous répondrons par plusieurs angles.

La découverte, l’émerveillement.

À l’origine nous sommes deux membres d’une épicerie coopérative autogérée à Villers-Cotterêts depuis son lancement en juin 2019. La découverte de ce modèle a été une petite révolution dans nos têtes. Enfin !
Enfin :
  • une vraie expérience autogérée et autogouvernée,
  • une initiative concrète, sans prise de tête, facile à mettre en œuvre,
  • un modèle émancipateur, qui prône ce qu’il réalise sur le terrain, qui démontre ses présupposés, qui appartient pleinement à ses usagers sans autorité parasite ! 

Vous l’aurez compris, nous avons trouvé la perle rare, la possibilité de vivre la coopération, sans hiérarchie, ici et maintenant. C’est le modèle dont nous n’osions plus rêver, c’est le modèle qui fait rêver. Il prend la forme d’une épicerie coopérative, libérée des formes traditionnelles d’accaparement du pouvoir, donc libre.

La rencontre

Au delà des ressources que nous allons construire sur ce site (et peut être avec votre aide ?), nous mettons notre expérience au service des collectifs ou individus qui veulent se lancer. Pour démarrer, la visio est l’outil le plus simple (pour nous), immédiat et qui n’engage pas nos sous. Néanmoins, selon les opportunités nous traverserons la France pour vous rencontrer.

L’intention : essaimer un modèle émancipateur

Nous pourrions nous accommoder de nous replier sur nous-même, nous concentrer sur la perpétuation de nos privilèges, prendre soin de notre individualité ou notre communauté. Mais voilà, il n’existe aucun précédent historique où ces croyances et ces comportements ont amenés des changements sociaux souhaitables. Et plutôt le contraire. Pour recevoir, il faut donner. Pour vivre en sécurité, il faut partager. Pour aller bien, il faut prendre soin des autres. Pour que la société change, il faut changer la société… Essaimer un modèle qui est beau, libertaire et égalitaire, est notre intention.
 
 
 

Visibilité et publicité

Dès l’origine du projet de Villers-Cotterêts il y avait la conscience qu’une initiative unique n’avait que des effets locaux et limités. Il en fallait d’autres partout en France ! D’autres modèles existent et, faute d’information, des personnes qui cherchent à s’approprier leur alimentation se dirigent vers des solutions moins vertueuses. Voilà pourquoi nous avons créé ce site web. Nous souhaitons faire connaitre le modèle, le documenter petit à petit, créer de la ressource gratuite et libre pour toutes les personnes qui veulent se lancer.

 

Notre fonction sociale

Qui suis-je, où vais-je, à quoi sers-je ?
Nous cherchons à arrimer nos pensées au réel plutôt qu’à la fable et de proposer une pensée inventive face à une pensée mécanique. Le réel impose de s’y confronter, de s’y contredire, de le reconnaître en toutes circonstances, surtout quand il nous gêne. Observer et critiquer d’en haut, au chaud ou égotiquement n’est que posture. Fouiller au fond, fouiller toujours, retourner la vase, chercher l’interstice, le malaise, l’inconfort, mettre la pensée en pratique pour l’affirmer, la vivre, pour l’infirmer, l’éliminer, pour l’expérimenter et démontrer. Voilà notre réalité quotidienne. Les épiceries autogérées répondent à cette exigence !
 
 
 

Utopies vs. réalisme

Beaucoup cherchent une forme de salut, de délivrance, d’espoir dans les formes idéalistes de la pensée (ex : religions et spiritualités, croyances identitaires,
dystopies,…). Or les utopies ne produisent par le monde auxquelles elles aspirent. En particulier car elles composent avec des formes fantasmées de l’être humain et lui prêtent des capacités, envies et motivations irréalistes. L’humain est très largement conditionné par son environnement. Le pouvoir sera toujours accaparé tant que des institutions le permettent, l’encouragent et nous font croire que c’est naturel et que cela existe de tout temps. Nous savons désormais que nombre de sociétés dites « primitives » s’organisaient sans pouvoir et même contre le pouvoir. Il nous appartient de trouver et faire connaitre les institutions qui nous rendent vertueux.
 
 

Militantisme et nécessité

Nous n’avons rien à vous vendre, vous ne nous devez rien. Ce n’est pas l’occasion pour nous d’un business, d’une start-up ou de perdre nos vies à la gagner. C’est un travail militant, que nous faisons avec les moyens que l’on trouve et que nous tentons de faire passer à la vitesse supérieure à l’échelle nationale.

Par ailleurs, nous ne sommes que faits de chairs et d’os, n’avons pas l’intention de nous télécharger à terme sur des serveurs et avons quelques besoins humains à satisfaire. Notre horizon est collectif mais en l’état actuel de la lutte, nous ne sommes pas en mesure de nous émanciper individuellement ni même à quelques-uns de la nécessité. Il nous faut donc exister et composer avec les moyens aliénants et affligeants que nous imposent la civilisation compétitive-inégalitaire. Nos postures ne suffisent pas, le réel est têtu, il nous faut des ronds. Oh, pas tant que ce que l’on croit, mais des ronds quand même, pour garder la tête au-dessus du seuil de la misère. Ce n’est pas que ce que l’on fait est inutile à la société. C’est qu’elle ne le récompense pas.

Nous avons donc créé une asso pour collecter des dons, du mécénat et peut être quelques subventions . Si vous voulez soutenir nos actions, que vous avez des ronds ou du temps, une tante pleine aux as ou si votre collectif peut se cotiser pour financer d’autres collectifs, c’est avec plaisir que l’on recevra votre soutien. Nos besoins sont nombreux ! Des visuels, la refonte du site, de la vidéo, des contacts, etc !
 
 
En espérant que ce petit explicatif de notre démarche et de notre positionnement vous aura convaincu de notre sincérité et de l’absence de mercantilisme dans celle-ci.
 
Des bises
Benoit & Ludo
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Les membres


Une seule personne peut lancer une épicerie libre et réaliser les étapes ci-après mais le faire à plusieurs est beaucoup plus aisé y compris pour la suite de l'aventure et plus convivial.


Comment trouver d'autres membres ?


Si tout se passe bien
  • Contacter les personnes que vous connaissez qui sont déjà motivées par la thématique
  • Envoyer des mails aux membres des réseaux dont vous faites partie
  • Organiser une séance de cinéma autour d'un film ou d'un documentaire qui parle plus ou moins du sujet
  • Organiser une présentation du modèle aux intéressés par les membres de l'Arrosoir
  • ...

Si votre réseau est limité ?

  • Faire la liste des réseaux locaux qui s'intéresseraient de près ou de loin au sujet
  • Distribuer des flyers place du marché
  • Faire le forum des assos
  • ...

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Outil administratif


Dans le modèle des épiceries libres, la création d'une association n'est pas une fin en soi mais la mise en commun d'un outil administratif qui permet notamment la création d'un compte en banque commun, la signature d'un bail au nom du collectif et la possibilité de passer des commandes auprès des grossistes par exemple.

 

Pour faciliter cette étape, l'Arrosoir a créé des statuts-types adaptés, que vous trouverez dans les ressources.

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Le local


La recherche ou la trouvaille d'un local est la seule étape qui peut prendre du temps compte tenu des caractéristiques d'un territoire. C'est le seul "frein" à la rapidité de création d'une épicerie. Mais c'est largement surmontable.

 

Comment trouver un local ?

 

Si tout se passe bien
  • Quelqu'un a déjà un local à prêter, à louer
  • Un local est disponible à la location pour une somme raisonnable
  • La commune, un bailleur (etc.) accepte de mettre un local à disposition


Si le territoire s'avère compliqué
  • Louer un garage box pour démarrer
  • Installer un conteneur sur un terrain

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L'assurance


Une fois le local trouvé, il suffit de contacter un assureur pour assurer le local. Généralement on vous demande la superficie du local, le nombre de membres actifs et le montant des stocks ou du matériel entreposé.

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Le compte commun


Création compte en banque 
Les banques ont mis en place des procédures contraignantes de création de compte qui sont adaptés à des organisations hiérarchisées où s'exercent un fort contrôle autoritaire et pas à des associations autogérées. Ce sont donc les responsables administratifs de l'association qui doivent assurer la création du compte et des accès au compte. Il suffit de prendre un rendez vous et y apporter les documents qui vous seront demandés.


Commencer à mettre de l'argent en commun
Une fois le compte créé, tous les membres peuvent déposer de l'argent sur le compte : une avance sur leurs futurs achats. La somme des dépôts de chacun permet de réaliser la 1ère commande. Plus ces dépôts sont importants, plus la commande sera fournie.

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Première commande


Il est fortement conseillé de passer la 1ère commande auprès d'un grossiste afin que le terme "épicerie" porte bien son nom, c'est-à-dire que la majorité des produits de base se retrouvent en rayon et que chaque membre y trouve un peu son compte et puisse faire des premiers achats. Après la 1ère commande chacun.e pourra aller chercher ce qui lui manque.

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